La délivrance de certains médicaments en chute depuis le confinement

La délivrance de certains médicaments en chute depuis le confinement

La Rédaction • le 07 mai 2020

Après un phénomène de « stockage » au mois de mars en début de confinement, l’ANSM note un retour à une consommation normalisée des traitements de pathologies chroniques depuis la mi-avril. Dans certains cas, elle souligne même une baisse de la délivrance de certains traitements.

 

Forte diminution de la délivrance de produits nécessitant une administration par un professionnel de santé

L’Epi-phare a réalisé une surveillance de plus de 450 millions d’ordonnances. Une fois analysées, les données sont régulièrement mises à jour et publiées sur les sites de l’ANSM et de la CNAM.

Face à l’épidémie de coronavirus, cette étude met en évidence une forte baisse des traitements nécessitant une administration par un professionnel de santé, tel que les vaccins, dont la délivrance s’est effondrées :

  • – 50 à – 70 % pour les vaccins anti-HPV, le ROR et les vaccins antitétaniques,
  • – 23 % pour les vaccins penta/hexavalents des nourrissons en semaine 13,

Ce même phénomène est observé pour les traitements contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge :

  • – 13 % pour l’anti-VEGF indiqués par injection intraoculaire dans le traitement de la DMLA en semaine 12,
  • – 40 % en semaine 13, soit environ 11 000 personnes qui ne se sont pas fait délivrer leur traitement,

Des traitements médicamenteux en baisse

Les médicaments dont la délivrance est la plus en baisse sont les antiinflammatoires non stéroïdiens ou AINS. En effet, face au coronavirus les autorités françaises ont déconseillé la prise de ces médicaments qui pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection. On note donc une forte diminution :

  • Jusqu’à – 70 % pour la corticothérapie orale,
  • Jusqu’à ‑75% pour les antiinflammatoires non stéroïdiens ou AINS.

Les professionnels de santé craignent désormais une nouvelle vague de patients non atteints par le coronavirus mais dont la santé se serait dégradée à cause d’un suivi médical moins important ou d’un arrêt de traitement pendant la crise. En effet, l’observance étant la clé du parcours de soin des patients.

Il est également important de noter que la consommation de certains médicaments est en forte hausse tel que l’association hydroxychloroquine et azithromycine, qui était très peu utilisée avant l’épidémie de Covid-19 et qui a augmenté de 7 000 % en semaine 13.

 

Sources : ANSM, Vital, Top Santé

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