BPCO et inhalateur : de l’importance de former les patients pour un traitement efficace

BPCO et inhalateur : de l’importance de former les patients pour un traitement efficace

La Rédaction • le 02 novembre 2021

L’une des missions des équipes officinales face à des personnes atteintes de BPCO ? Leur apprendre comment bien suivre leur traitement inhalé, au service de leur santé et de leur confort.

3,5 millions1. C’est le nombre de personnes qui souffriraient de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) en France. Selon l’OMS, la BPCO serait d’ailleurs la 3ᵉ cause de décès dans le monde2 et, en France, elle devrait devenir la 4ᵉ cause de mortalité à horizon 20301. Des chiffres forts qui interpellent, et rappellent l’importance de la formation et l’accompagnement des patients atteints de BPCO.

Les traitements inhalés ont pour vocation de contrôler les symptômes de la BPCO, de réduire les exacerbations afin d’améliorer la qualité de vie des patients. Une réponse efficace donc, pourtant, 15 à 47 %3 des personnes BPCO n’utilisent pas correctement leur inhalateur, passant ainsi au travers des bienfaits des traitements inhalés.

Comment une mauvaise observance aggrave les facteurs de risque

Utiliser correctement son inhalateur peut s’apparenter à un geste anodin. C’est en réalité tout l’inverse puisque les erreurs de manipulation lors de la prise du traitement exposent les patients à des conséquences plus ou moins graves sur leur état de santé.
En effet, les erreurs de manipulation du dispositif peuvent affecter sensiblement le dépôt pulmonaire3, ces erreurs multiplient par deux – 6,9 % contre 3,3 % sur 3 mois – le risque d’exacerbations nécessitant une hospitalisation.

Les raisons d’une mauvaise observance sont diverses, et tous les patients ne disposent pas du même niveau de compréhension et de vigilance face à la maladie. Par exemple, 12 %4 des personnes BPCO estiment pouvoir en guérir, quand 14 %4 cessent momentanément de suivre leur traitement lorsqu’ils ressentent une amélioration de leur état de santé. De plus, on constate que parmi les patients non observants, la plupart sont des jeunes actifs dont la pathologie s’est déclarée récemment et qui suivent un traitement inhalé depuis moins d’un an. Enfin, 27 %4 des patients BPCO jugent leur traitement par inhalateur inefficace.

Pour pallier cette méconnaissance des risques et contrer le mésusage des inhalateurs, un travail de sensibilisation et de formation réalisé par les professionnels de santé à destination des patients est essentiel et nécessaire. Avec l’objectif d’inverser la tendance, et ainsi permettre à un plus grand nombre de patients de mieux vivre leur BPCO.

Le rôle central des équipes officinales dans l’éducation thérapeutique des patients

Manipuler son inhalateur, inhaler… Sont autant de mécanismes contre-intuitifs pour les patients, qui ajoutent de la complexité dans le suivi du traitement, notamment pour les personnes qui n’ont jamais bénéficié ni de conseils, ni d’une démonstration des bons gestes à réaliser. Celles-ci sont de fait plus à même de commettre des erreurs dans la prise de leur traitement. Et, les risques sont élevés : seuls 15 %4 des patients ont déjà été formés par une équipe officinale et 37 %4 n’ont jamais été sensibilisés à la bonne marche à suivre pour manipuler leur inhalateur. De plus, et d’une manière générale, les personnes atteintes de BPCO ont peu le réflexe de rechercher par elles-mêmes des informations sur leur traitement. À titre d’exemple, 35 %4 des personnes atteintes ne consultent pas la notice de leur inhalateur.

Autre point de vigilance, 44 %4 des patients ne réalisent pas les quatre gestes indispensables à la bonne prise de leur traitement, à savoir : vérifier la présence d’une dose, vider ses poumons, inspirer profondément avec la bouche, bloquer sa respiration quelques secondes.

Le niveau de formation et d’information des patients restent donc insuffisants, pourtant, 75 %4 des patients souhaitent que leur méthode d’administration du produit soit corrigée en direct. En parallèle, 97 %4 des patients qui ont bénéficié d’une formation en sont satisfaits.
La formation est donc clé – la Haute Autorité de Santé a d’ailleurs intégré ce dispositif au sein du parcours de soins des personnes BPCO5 – et les équipes officinales ont un véritable rôle à jouer en ce sens.

En effet, celles-ci incarnent un relai accessible dans le suivi thérapeutique des personnes BPCO et un appui majeur pour encadrer la pratique du traitement inhalé. Le temps de la dispensation du traitement est une réelle opportunité pour sensibiliser aux risques liés au mésusage de l’inhalateur, et aux bonnes pratiques pour une inhalation efficace. Ainsi, en réalisant une démonstration de manipulation auprès des patients puis en les incitant à reproduire les gestes à la suite, afin de s’assurer que la technique d’inhalation est bien assimilée, les équipes officinales participent pleinement à la démarche de prévention dont ils ont besoin. Ensemble, éduquons nos patients atteints de BPCO.

Les 4 gestes pour un traitement inhalé réussi !

#1 Vérifier la présence d’une dose
#2 Vider ses poumons
#3 Inspirer profondément avec la bouche
#4 Bloquer sa respiration quelques secondes

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1. Santé Respiratoire France. Faire connaître et reconnaître les maladies respiratoires chroniques. « La BPCO en chiffres ». – consulté le 01/09/2021
2. Organisation mondiale de la Santé. Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). 21 juin 2021. – consulté le 01/09/2021
3. Molimard M. et al. Chronic obstructive pulmonary disease exacerbation and inhaler handling: real-life assessment of 2935 patients Eur Repir J 2017; 49:1601794
4. Enquête Respilab « Formation des patients BPCO à l’utilisation des inhalateurs », 2019
5. Guide du parcours de soins Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (HAS Actualisation Novembre 2019)

 

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