Le risque de sous-effectif en officine

Le risque de sous-effectif en officine

La Rédaction • le 28 septembre 2021

Les pharmaciens et préparateurs en pharmacie en officine sont, depuis 18 mois, mobilisés dans la lutte contre le Covid-19. Fournissement de masques, réalisation de tests antigéniques et continuité du parcours de soin des patients touchés par le Covid-19 : ce sont autant de missions qui s’ajoutent à leurs tâches habituelles.

 

Toutefois, l’augmentation du nombre de leurs missions n’a pas été synonyme de renforcement des effectifs. Bien au contraire, le monde officinal fait aujourd’hui face à un risque de pénurie de ses professionnels de santé.

 

Quelques chiffres

Chaque semaine, ce sont un peu moins de 6 millions de tests RT-PCR et antigéniques qui sont réalisés en France. Les professionnels de santé en officine restent parmi les plus mobilisés pour leur mise en place.

En effet, selon le GERS (Groupement pour l’Élaboration et la Réalisation de Statistiques), plus de 5,5 millions de vaccinations ont été effectuées au total par les pharmaciens.

Une solution temporaire qui touche à sa fin

Afin de respecter la cadence soutenue exigée par les besoins de tests, de vaccination et plus globalement de mobilisation dans la lutte contre la crise sanitaire, les professionnels de santé ont eu besoin de renforts.

Durant la période estivale, les pharmaciens et préparateurs en pharmacie ont été secondés d’étudiants en pharmacie pour assurer les tests antigéniques ainsi que les différentes missions pouvant leur être confiées.

La rentrée scolaire provoque néanmoins le départ de ces futurs professionnels de santé.

Un paramètre supplémentaire qui entre en compte

Le 15 septembre 2021 est entrée en vigueur l’obligation pour les professionnels de santé en contact avec les patients d’être vaccinés. S’il est encore trop tôt pour connaître les chiffres des individus concernés par cette mesure dans l’officine, une baisse, même minime, est à prévoir dans les effectifs.

 

 

 

 

Une profession qui attire de moins en moins

Entre 2010 et 2020, le nombre de pharmaciens en officine a chuté de 7% selon les chiffres de l’Ordre National des Pharmaciens, consultables dans leur brochure de démographie complète de 2021.

De plus, notre partenaire l’Anepf (Association Nationale des Étudiants en Pharmacie de France) a révélé dans son dossier de presse (que nous vous résumons ici) que 26,8% des étudiants ont hésité à mettre un terme à leurs études. Cela est en partie lié à la crise sanitaire, et ne laisse donc pas présager un renfort prochain de l’effectif des officines.

 

Les pharmaciens et préparateurs en pharmacie sont au cœur du parcours de soin des patients. Interlocuteurs privilégiés, ces professions connaissent pourtant une baisse de leurs effectifs. Des solutions afin de remédier à cet état de fait devront être pensées et trouvées afin de garantir la qualité des soins du patient.

 

Sources : https://www.unpf.eu/actualites/actualites/vaccin-pharmacie-sante-covid

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/delais-covid19-2021-08-26

https://realtimesales.gers-sas.com/publication/vaccination

http://www.ordre.pharmacien.fr/Communications/Les-actualites/La-loi-relative-a-la-gestion-de-la-crise-sanitaire-a-ete-promulguee

 

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