L’endométriose, une maladie au cœur de l’actualité

L’endométriose, une maladie au cœur de l’actualité

La Rédaction • le 11 mars 2021

Du 8 au 15 mars 2021 se tient la 17ème édition de la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. Il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique à cette pathologie. Les professionnels de la santé en officine ont pourtant eux aussi un rôle essentiel à jouer.

 

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique. Un bon accompagnement des patientes est essentiel pour obtenir un diagnostic.

 

 

Qu’est-ce que l’endométriose ?

Cette maladie tient son nom de l’endomètre, qui est la muqueuse de l’utérus. Le tissu endométrial, également appelé tissu utérin, se trouve comme son nom l’indique dans la cavité utérine. Toutefois, chez les patientes malades, il se développe également sous forme de lésions en-dehors de cette localisation habituelle. Celles-ci, sensibles aux hormones féminines puisqu’elles sont semblables à du tissu utérin, saignent pendant les cycles menstruels et laissent des cicatrices. Lorsque l’endométriose est profondément installée, les organes les plus communément touchés sont les ovaires, les ligaments utérosacrés, le rectum, la vessie et le vagin.

Si l’origine de la maladie reste à ce jour inconnue, les spécialistes ont émis des hypothèses quant au développement de l’endométriose. Parfois au cours d’un cycle menstruel, le sang passe dans la cavité abdominale, transportant des fragments d’endomètre. L’hypothèse des scientifiques est que ces fragments seraient susceptibles de créer de nouveaux foyers endométriaux. Pourtant, ce phénomène se produit chez une majorité de femmes, et toutes ne développent pas d’endométriose. Des facteurs génétiques ou encore certaines expositions environnementales auraient donc un rôle à jouer.

 

Les chiffres de l’Inserm

1 femme sur 10 est atteinte d’endométriose. 70% des femmes touchées souffrent de douleurs invalidantes, et 40% ont des problèmes d’infertilité.

Il faut en moyenne 7 ans pour diagnostiquer la pathologie.

 

Symptômes et diagnostic de la maladie

La seule façon de diagnostiquer la maladie est d’avoir recours à un examen clinique ainsi qu’à des examens d’imagerie médicale. Ces examens ne seront réalisés que chez les femmes présentant les symptômes de la pathologie.

Les deux symptômes sont la douleur et l’infertilité. Les douleurs sont récurrentes, et se manifestent particulièrement durant les règles. Il est également possible que la patiente en ressente lors de rapports sexuels, lorsqu’elle urine ou va à la selle.

Certaines patientes ne souffrent pas particulièrement durant leurs cycles menstruels et ne découvrent la maladie qu’en raison de difficultés à concevoir un enfant.

 

Votre rôle en tant que professionnel de l’officine

L’endométriose est diagnostiquée au terme de plusieurs examens cliniques. La procédure peut être plus ou moins longue selon l’écoute des professionnels de santé. En effet, les douleurs menstruelles sont courantes et décrites comme normales ; toutefois, lorsqu’elles sont régulières et deviennent handicapantes, il est intéressant de chercher un avis médical. Ainsi, lorsqu’une patiente communique au comptoir ses douleurs durant et hors cycles menstruels et se dirige vers vous pour des renseignements sur des antidouleurs par exemple, vous pouvez l’orienter vers un gynécologue ou un médecin traitant. Cela lui permettrait d’avoir un suivi adapté. Elle pourrait alors être diagnostiquée d’une pathologie telle que l’endométriose, ou tout du moins se voir prescrire un traitement approprié pour calmer ses douleurs.

Selon la gravité des cas, les professionnels de santé pourront orienter les patientes vers un traitement hormonal pour empêcher l’apparition des règles, une cure de ménopause artificielle, ou encore un traitement chirurgical.

 

Les évènements de la semaine

Si vous souhaitez vous renseigner sur l’endométriose, ou que vos patients s’intéressent à ce sujet, vous pouvez vous rendre sur le site d’Endofrance. De nombreuses tables rondes et rencontres sont organisées chaque mois, en visioconférence pour le moment. Certains événements sont réservés aux adhérents, d’autres sont ouverts à tous.

Les événements de cette fin de semaine sont majoritairement tout public. Vendredi 12 mars, une table ronde réunissant des professionnels questionne la place du CBD dans la gestion des douleurs liées à l’endométriose. Le samedi 13 mars, quatre évènements de rencontres sont prévus, ainsi qu’une séance de yoga. Le dimanche 14 mars, deux tables rondes portant sur la vie avec l’endométriose sont prévues, une a pour sujet la nutrition et la réflexologie pour une meilleure gestion de la douleur, ainsi qu’une rencontre.

 

L’endométriose touche beaucoup de femmes. Le diagnostic est pourtant très long à établir. Écouter et accompagner les femmes se plaignant de douleurs chroniques peut les aider à avoir une meilleure prise en charge.

 

Sources :

https://www.endofrance.org/

https://www.endofrance.org/nos-actions/semaine-europeenne-prevention-information/

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/endometriose

*champs obligatoires

 

 

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